Protéger et accompagner les femmes victimes de violence ou de harcèlement

Protéger et accompagner les femmes victimes de violence ou de harcèlement

Promesse pas encore tenue d"Emmanuel Macron

Promesse pas encore tenue


Promesse en coursDans un discours le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré "grande cause du quinquennat" l'égalité entre les femmes et les hommes.

 

Le 8 mars, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé une série d'une cinquantaine de mesures concernant la lutte contre les violences faites aux femmes ainsi qu'une enveloppe de 420 millions d'euros dédiée au sujet.

Parmi ces mesures, le gouvernement prévoit la création de 5 000 places d'hébergement en 2018 pour les femmes victimes de violences. Or 4 500 places d’hébergement leur sont aujourd’hui déjà dédiées et l’objectif d’atteindre 4 900 places en 2019 avait été fixé par le gouvernement précédent dès 2016. L’annonce du gouvernement Philippe accélère donc d’un an la mise en oeuvre du plan antérieur, mais ne constitue tout de même pas un progrès remarquable.

 

Un projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes est en discussion à l'Assemblée nationale, après avoir été présenté mi-mars en conseil des ministres par la ministre de la justice Nicole Belloubet et la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.

Il prévoit l’allongement du délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs à 30 ans à compter de la majorité, contre 20 ans aujourd’hui. Un « délit d’outrage sexiste » sera créé pour pénaliser le harcèlement de rue d’une amende pouvant aller de 90 à 3 000 € en cas de récidive. Un volet sur le cyber-harcèlement a également été proposé. Il permettrait de qualifier de harcèlement des propos ou comportements commis par plusieurs personnes en même temps – pas obligatoirement de manière répétée – à l’encontre d’une même victime. La présomption de viol en cas de relation sexuelle entre adulte et enfant de moins de 15 ans, annoncée par Emmanuel Macron le 25 novembre 2017 (mais qui n’avait pas été évoquée pendant sa campagne) ne semble en revanche pas avoir été retenu par les deux ministres. Le projet de loi précise en revanche que la qualification en viol sera désormais constituée en cas de violence, contrainte, menace ou surprise, prenant en compte « l’abus de l’ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire »

 

Précedemment, la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa avait lancé le 26 octobre une campagne de sensibilisation intitulée "Arrêtons-les".  En octobre toujours a débuté un Tour de France de l'égalité, avec des ateliers thématiques organisés dans les 18 régions de la métropole et des outre-mers. Ce Tour de France prendra fin le 8 mars 2018, date de la journée internationale des droits des femmes. 

Type de promesse: 
Mots-clés : 
harcèlement sexuel, égalité des sexes, droits des femmes, égalité femmes hommes

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