Augmenter les moyens des services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP)

Augmenter les moyens des services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP)

Promesse partiellement tenue d"Emmanuel Macron

Promesse partiellement tenue


Le 25 octobre 2017, vingt-sept organisations impliquées dans le monde pénitentiaire ont co-signé une lettre interpellant les parlementaires sur le projet de loi de finance 2018. Ces associations et syndicats alertent sur les moyens des Services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) : 

Pivot de la politique de prévention de la récidive et de l’accompagnement des personnes placées sous main de justice, les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) souffrent sans conteste d’une pénurie constante de moyens humains et financiers. 150 recrutements supplémentaires sont prévus dans le budget 2018 (une hausse d’environ 4,5% des effectifs), mais cet effort est bien en deçà des besoins. Pour parvenir à l’objectif fixé par le président Emmanuel Macron de 40 dossiers par conseiller d’insertion et de probation – contre en moyenne 100 actuellement – il faudrait en fait doubler les effectifs.

Cet appel semble finalement être parvenu aux oreilles de l'État. En 2021, l'Administration pénitentaire a lancé une campagne de recutement de 350 places de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP), relate Le Mondequi indique que "cet effort de recrutement devrait se poursuivre en 2022".

Toutefois, le nombre de dossier à gérer reste fort éloigné de l'objectif affiché en 2017. "Le ratio conseillers-usagers dépasse parfois le un pour 100", explique dans Le Monde Christophe Millescamps, directeur de l’Ecole nationale de l'administration pénitentiaire. Un ratio bien supérieur à la norme européenne de 50 par agent. L’objectif du ministère de la justice pour 2022 est désormais d’atteindre un conseiller pour 60 individus.

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