Combattre les perturbateurs endocriniens

Combattre les perturbateurs endocriniens

Promesse inévaluable d"Emmanuel Macron

Promesse inévaluable


Le 4 juillet 2017, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a accepté la définition de la Commission européenne sur les perturbateurs endocriniens. Cette définition conditionne notamment l’identification d’un perturbateur endocrinien à des effets néfastes "avérés". Or, de nombreux scientifiques et associations dénoncent le fait qu’il est quasiment impossible de réunir toutes les preuves permettant de déterminer qu’un perturbateur endocrinien à des effets néfastes avérés.

Le 2 octobre 2017, les parlementaires européens ont finalement invalidé cette définition de la Commission, qui va devoir revoir sa copie. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement français l’avait acceptée. On ne peut donc pas dire que la France se soit complètement placée "en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens", comme le promettait Emmanuel Macron.

Toutefois, la loi anti-gaspillage, votée en février 2020, a permis des avancées concernant l’accès à l’information sur les perturbateurs endocriniens : depuis le 1er janvier 2022, les fabricants doivent informer les consommateurs sur la présence de perturbateurs endocriniens dans leurs produits.

Les pesticides ont quant à eux fait l’objet de beaucoup de revirements, notamment le glyphosate. En novembre 2017, les États membres de l'Union européenne devaient voter pour ou contre une nouvelle autorisation de l’herbicide pour cinq ans. La France s’y est opposée. En revanche, dix-huit pays ont validé la proposition de l'exécutif européen, ce qui a permis d'atteindre la majorité requise et de renouveler la licence de l'herbicide pour les cinq ans à venir.

Emmanuel Macron a alors annoncé sur Twitter avoir demandé au gouvernement d’interdire le glyphosate en France au plus tard dans trois ans, soit en 2021. 

Mais en 2022, le glyphosate est toujours autorisé. « Notre position est de dire que nous devons sortir du glyphosate à chaque fois que cela est possible », expliquait le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, en mars 2021.

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