Fermer la centrale de Fessenheim à l'ouverture de l'EPR de Flamanville

Fermer la centrale de Fessenheim à l'ouverture de l'EPR de Flamanville

Promesse partiellement tenue d"Emmanuel Macron

Promesse partiellement tenue


En octobre 2018, François de Rugy, alors ministre de la Transition écologique et solidaire, annonçait que le calendrier de fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) n'était plus lié à celui du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), comme promis par le candidat Emmanuel Macron. En cause, un énième retard dans le lancement de ce dernier. 

Dans la foulée, EDF annonçait abandonner l’idée de faire des travaux sur la plus ancienne centrale nucléaire française encore en service, un temps envisagée pour prolonger son fonctionnement de dix ans. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a ainsi averti que les deux réacteurs de Fessenheim devraient cesser de fonctionner au plus tard en 2020 et 2022 respectivement.

Fin septembre 2019, EDF a officialisé la fermeture de la centrale sous douze mois. Le 22 février 2020, le réacteur n°1 s’est définitivement arrêté, puis le réacteur n°2 le 29 juin 2020. Mise en service en 1977, la centrale nucléaire de Fessenheim s’est donc éteinte après 43 ans d’activité. Se prépare désormais la phase de démantèlement, qui devrait débuter en 2025 et durer jusqu’en 2040.

Quant à l’EPR de Flamanville, EDF a annoncé le 12 janvier 2022 que son chantier était à nouveau retardé, la date de chargement du combustible dans la cuve du futur réacteur étant “décalée de fin 2022 au second trimestre 2023”. Son chantier a débuté en 2007 pour une mise en service initialement prévue il y a dix ans, en 2012. Les coûts de construction étaient alors estimés à 3 milliards d’euros. En juillet 2020, la Cour des comptes considérait que le coût total du chantier s’élèverait à plus de 19 milliards d’euros.

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