Fermer toutes les centrales à charbon au cours du quinquennat

Fermer toutes les centrales à charbon au cours du quinquennat

Promesse non tenue d"Emmanuel Macron

Promesse non tenue


Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron promettait de fermer les quatre dernières centrales à charbon encore en activité d’ici la fin de son mandat. Celles-ci engendrent 35 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur électrique. Une promesse réaffirmée en mars 2019 par Brune Poirson, alors secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le site de Gardanne-Meyreuil (Bouches-du-Rhône) a cessé son activité liée au charbon en novembre 2018. La centrale à charbon du Havre (Seine-Maritime) s’est arrêtée le 1er avril 2021 après 53 années d’activité. Quant à la centrale de Saint-Avold, en Moselle, elle cessera définitivement de produire de l’électricité par la combustion de charbon à partir du 31 mars 2022.

Cependant, la quatrième et dernière centrale en activité, située à Cordemais (Loire-Atlantique), ne fermera pas avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) expliquait dès 2018 dans un bilan prévisionnel que cette centrale ne pourra être fermée qu’“une fois l’EPR de Flamanville mis en service, mais pas avant”, pour éviter de fragiliser le système électrique de la zone Grand Ouest. 

Cette centrale serait nécessaire à l’approvisionnement de la région au moins jusqu’en 2024 et la mise en service du réacteur nucléaire EPR tant attendu. Le ministère de la Transition écologique a indiqué que son utilisation se ferait “à la marge”, pour répondre aux besoins de la région “durant les pointes de consommation en hiver, pendant quelques dizaines à quelques centaines d'heures par an tout au plus”.

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