Mener à bien le référendum en Nouvelle-Calédonie en 2018

Mener à bien le référendum en Nouvelle-Calédonie en 2018

Promesse tenue d"Emmanuel Macron

Promesse tenue


La Nouvelle-Calédonie fait partie des 17 derniers territoires non autonomes de la planète, selon l’ONU, au même titre que la Polynésie française, par exemple. L'accord de Nouméa du 5 mai 1998 prévoyait, entre autres, l'organisation de trois référendums sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie en cas de vote négatif pour les deux premiers.

Le premier référendum sur l'indépendance de l'archipel s'est tenu le 4 novembre 2018. À la question "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?", les électeurs ont répondu "non" à 56,7 %. Le taux de participation s'est élevé à 81 %.

"Les électeurs ont pu choisir souverainement, en connaissance de cause, la relation entre la Nouvelle-Calédonie et la France", a déclaré le président de la République, Emmanuel Macron. Néanmoins, le "oui" porté par les indépendantistes s'est révélé bien plus élevé que prévu.

L’accord de Nouméa prévoyant l'organisation d'un deuxième référendum en cas de victoire du "non" lors du premier, une nouvelle consultation s'est tenue le 4 octobre 2020, avec exactement la même question posée aux néo-calédoniens. Le "non" l'a emporté à nouveau, avec 53,3 % des suffrages. En baisse, donc, par rapport au premier référendum. La participation a atteint 85,7 %.

Conséquence : un troisième et dernier référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie sera organisé le 12 décembre 2021, comme le prévoit l'accord de Nouméa. Pour satisfaire aux exigences des indépendantistes, le droit de vote est restreint aux citoyens français résidant de longue date et de manière continue en Nouvelle-Calédonie, excluant notamment les personnes installées après 1994.

Quelle que soit l'issue du scrutin, le référendum doit être suivi d'une période de transition de 18 mois, jusqu'au 30 juin 2023. Cette période permettra de rédiger une Constitution pour le nouvel État en cas de victoire du "oui". Si le "non" l'emporte, il faudra tout de même définir un nouveau statut pour l'archipel au sein de la République française. À l'issue de cette transition, un nouveau référendum sera organisé ; le nouveau texte sera soumis à l'approbation de la population.

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