Privilégier la modernisation des réseaux de transport existants et les petites lignes

Privilégier la modernisation des réseaux de transport existants et les petites lignes

Promesse partiellement tenue d"Emmanuel Macron

Promesse partiellement tenue


Le quinquennat a été marqué par l’abandon de grands projets fortement émetteurs de gaz à effet de serre, dont l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le terminal T4 de l’aéroport de Roissy ou l’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne. Nombre de projets d’extension aéroportuaires, comme à Lille, sont toutefois encore engagés.

Les grands projets du ferroviaire ont eux connu une seconde jeunesse grâce aux plans de relance post-Covid. La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, qui devrait coûter 14,3 milliards d’euros, sera notamment financée à 40 % par l’Etat.

La modernisation des réseaux existants, elle, aura connu des ambitions contrastées. Le quinquennat avait débuté par l’arrêt de plusieurs trains de nuit ou par le rapport Spinetta, qui préconisait la fermeture de nombreuses petites lignes. Depuis, le gouvernement a changé son fusil d’épaule, redéveloppant des liaisons de nuit en France et vers l’Europe, entérinant des budgets de rénovation d’infrastructures de transports de plusieurs dizaines de milliards d'euros dans la loi d’orientation des mobilités (loi LOM, fin 2019) ou annonçant 7 milliards d’euros d’investissements sur 10 ans à la mi-2021 pour rénover les petites lignes.

Une stratégie ternie par la disparition de services dans les petites gares : nombre d’entre elles ont été transformées en points d’arrêts non gérés (PANG), sans présence humaine ni guichets et parfois sans même un automate pour acheter son billet. Une situation qui avait conduit la Défenseure des droits à se saisir du dossier, en juin 2021 ; depuis, la tendance n’a pas évolué, comme en témoigne la fermeture programmée de plus d’une centaine de guichets en Île-de-France.

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