Respecter le vote en faveur de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Respecter le vote en faveur de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Promesse non tenue d"Emmanuel Macron

Promesse non tenue


Le 26 juin 2016, lors d’un référendum local, les habitants du département de la Loire-Atlantique étaient appelés à se prononcer sur la question suivante : “Êtes-vous favorable au projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ?” Le “oui” en faveur du projet l’a emporté avec 55,17 % des suffrages, contre 44,83 % pour le “non”. Le taux de participation était de 51,08 %. Le gouvernement socialiste de l’époque promettait dans la foulée de lancer les travaux rapidement.

Une fois arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a hérité de ce dossier vieux de 50 ans, ainsi que de toutes les controverses qui l’entourent. Le gouvernement d’Edouard Philippe nomme rapidement trois médiateurs qui remettent au Premier ministre leur rapport le 13 décembre 2017. Dans celui-ci, ils se gardent bien de trancher la question et considèrent que le transfert vers Notre-Dame-des-Landes ou le réaménagement du site de Nantes-Atlantique sont deux options “raisonnablement envisageables”.

Le 17 janvier 2018, à l’issue du Conseil des ministres, le Premier ministre Edouard Philippe annonce la décision du gouvernement de mettre un terme au projet de transfert de l'aéroport sur la commune de Notre-Dame-des-Landes : 

 

En relation étroite avec le président de la République, le gouvernement a pris sa décision : je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un tel projet qui structure le territoire pour un siècle ne peut se faire dans un contexte d’opposition exacerbée de la population.

Les grands projets récents se sont réalisés malgré les oppositions locales car portés par la population. Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui, c’est l’aéroport de la division. Le projet de Notre-Dame-des-Landes sera donc abandonné.

Le Premier ministre a également précisé que les occupants illégaux de la ZAD devaient partir à la fin de la trêve hivernale, le 30 mars 2018. Le 9 avril, 250 zadistes refusant de quitter les lieux ont été évacués par 2 500 gendarmes.

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