Revoir les méthodes européennes d'évaluation des perturbateurs endocriniens

Revoir les méthodes européennes d'évaluation des perturbateurs endocriniens

Promesse partiellement tenue d"Emmanuel Macron

Promesse partiellement tenue


En février 2018, le ministère de la Transition écologique a annoncé la mise en place d’une deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2), pour la période 2019-2022. Dans ses objectifs, on retrouve notamment celui de “défendre une prise en compte spécifique et adaptée des perturbateurs endocriniens dans toutes les réglementations européennes sur les substances chimiques”. Au niveau européen, la France s’affiche favorable à une harmonisation et à un renforcement des réglementations sur les perturbateurs endocriniens et milite pour l’adoption d’une définition commune de ces substances dans l’UE. 

Dans un bilan de mi-parcours du SNPE 2, publié le 30 juin 2021, le gouvernement note une “avancée des travaux communautaires”. Le document signale que la Commission européenne a publié le 14 octobre 2020 sa stratégie sur les produits chimiques durables, au sein de laquelle figure le souhait “d'obtenir rapidement une définition transversale des perturbateurs endocriniens” et “un principe d'interdiction des substances dangereuses (dont les perturbateurs endocriniens) dans les produits de consommation courante, sauf rares dérogations pour des usages essentiels”.

Le Bureau européen de l’environnement (BEE), organisation rassemblant environ 150 ONG environnementales européennes, salue cette initiative. Toutefois, le BEE craint que les industriels emploient une “tactique de paralysie”, en exigeant de longues études d’impacts pour tenter d’obtenir une dérogation à l'interdiction.

Malgré des lenteurs, la France pousse au niveau européen pour une meilleure réglementation autour des perturbateurs endocriniens.

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